H1N1 : On vaccine… ou pas ?

Pas facile pour chacun d’entre nous de se faire une idée à propos de la vaccination pour prévenir la grippe H1N1. À fréquenter les médias, on a peine à se tailler une opinion entre les diverses théories du complot et le concert d’alarmes qui engendre une crainte sans doute démesurée.

Il est bien certain que ce sujet dépasse de loin le domaine de l’alimentation santé. Cela dit, nous sommes un peu comme tout le monde, on se questionne, et ceux qui sont portés à faire attention à ce qu’ils mettent dans leur assiette sont aussi portés, par le même réflexe, à faire attention à ce qu’on va leur injecter comme produit.

Alors, on se vaccine ou pas? À défaut de pouvoir vous donner une réponse définitive, on peut au moins dresser un état de la question et pointer quelques sources de documentation qui permettront d’alimenter votre réflexion.

D’abord, le site pandemiequebec.com, mis en ligne par Service Québec est riche en informations. Le nom même du site web est sans équivoque : il pourrait s’agir d’une pandémie aux conséquences graves.

On retrouve sur ce site un lien vers le Guide autosoins, un document en PDF publié par le Ministère des Services Sociaux que l’on peut télécharger et qui “a pour but d’aider chaque personne à prendre les meilleures décisions possible pour sa santé et celle de ses proches durant la pandémie de grippe A(H1N1). Il permet plus spécifiquement de connaître les meilleurs moyens de se protéger de la grippe, de prendre soin de soi ou de donner les soins de base à son entourage et de savoir où et quand consulter si l’on a besoin de soins de services.”

On trouvera aussi, sur le site de ce même ministère, une section complète concernant les vaccins en général. On gagnera certainement à la consulter question de répondre à des questions de base sur la vaccination.

Pour le ministère de la santé et des services sociaux du Québec ainsi que pour la direction de la santé publique, la question ne se pose pas ; On doit se faire vacciner, ce serait la meilleur méthode pour prévenir une infection qui, si elle se généralisait dans la population, pourrait avoir des conséquences graves.

Cela dit, outre le vaccin, on retrouve sur ces sites des principes d’hygiènes de base qu’on gagnera sans doute à appliquer : se laver les mains, maintenir son environnement propre, etc.

Certaines mesures de protection semblent tout de même assez exagérées. On conseille par exemple d’éviter de “serrer des mains, de donner l’accolade ou de faire la bise” ou encore de se laver les mains avec “des serviettes alcoolisées, des gels, des mousses ou des liquides antiseptiques composés de 60 à 70 % d’alcool”… Voilà qui est un peu inquiétant! Avant de courir acheter des boîtes de serviettes jetables ou de vous construire une armoire barrée pour conserver des produits dangereux pour les enfants, sachez qu’un bon savon et de l’eau chaude devrait être suffisant pour votre usage domestique.

Sur le site, Passeport Santé, le docteur Marc Zaffran (alias Martin Winckler) fait le point sur la situation. Selon lui, il ne faut certainement pas céder à la panique.

S’il est légitime de protéger les personnes fragiles du virus saisonnier A/H3N2, alors il est également légitime de protéger ces mêmes personnes du A (H1N1). Pour ces populations – enfants en très bas âge, femmes enceintes, populations fragilisées (autochtones, personnes sans abri, malades souffrant d’une affection chronique respiratoire, cardiaque ou métabolique) – la vaccination est donc logique.

En revanche, une vaccination généralisée à toute la population ne l’est pas. En effet, pour qu’une vaccination de toute la population soit justifiée, il faut que ses avantages l’emportent sur ses inconvénients. Or, s’agissant d’un vaccin nouveau et qui a été testé à la va-vite, on peut s’interroger. Pour les personnes fragiles, le risque de la vaccination est faible par rapport au risque d’attraper la grippe. Pour les personnes en bonne santé et sans facteur de risque, ce n’est pas sûr.

De plus, monsieur Zaffran souligne que la catastrophe appréhendée sert peut-être beaucoup plus les intérêts de l’industrie pharmaceutique que ceux de la population…

De plus, de nombreux chercheurs indépendants viennent de démontrer :

- qu’une seule dose de vaccin suffit à immuniser (tandis que les industriels et leurs « conseillers médicaux » affirmaient qu’il en faudrait deux);

- que de nombreuses personnes de tous les âges sont porteuses d’anticorps protecteurs (tandis qu’il était dit que seules les personnes âgées de plus de 50 ans semblaient protégées);

- que le scénario « catastrophe » d’une pandémie touchant plus de 50 % de la population et provoquant des millions de victimes, invoqué au début de la pandémie, n’est ni le plus probable (les faits viennent de confirmer que ce scénario est faux), ni le plus approprié.
En revanche, ce scénario catastrophe sert parfaitement les intérêts des fabricants de vaccins.

Qui faut-il croire? Est-ce un scénario catastrophe mis en branle par les géants pharmaceutiques afin de nous vendre leur salade, ou une crainte fondée face à laquelle le gouvernement a bien raison de vouloir nous protéger? Difficile à dire… Sans doute un peu des deux.

Dans une réaction envoyée au Devoir la fin de semaine dernière, Christiant Monmarquette, un membre fondateur de Québec Solidaire semble catégorique : Ce serait un piège de la haute finance, un vaste complot pharmaceutique qui sert d’autres objectifs que celui de la santé publique :

- Comment se fait-il que le brevet du vaccin contre la grippe porcine (H1N1) a été déposé en 2007, bien avant la réapparition du virus ?

- Pourquoi aucun média et aucun expert scientifique ne rappellent que la grippe ordinaire tue beaucoup plus de personnes soit : entre 250,000 et 500,000 individus ? (plus de 1,000 morts par jour).

- Pourquoi tous les médias du monde répètent-ils quotidiennement que le virus de la grippe A H1N1 va provoquer une hécatombe de victimes, alors que les faits démontrent qu’il s’agit d’une simple grippe (moins grave que la grippe saisonnière ordinaire) qui n’a fait que 2000 morts en 5 mois ? La grippe ordinaire en aurait fait pendant ce même laps de temps 200,000 morts.

Voilà un bel exemple d’un adepte de la théorie du complot… On est en droit de se demander en quoi ce monsieur Montmarquette est compétent pour traiter de ces questions et en quoi son opinion vaut mieux que celle de votre voisin. De plus, contrairement à ce qu’il affirme, des experts scientifiques qui rappellent que la grippe saisonnière tue chaque année plus de personnes que la H1N1 jusqu’à maintenant, il y en a. Le docteur Zaffiran est d’ailleurs un de ceux-là :

Rappelons que la grippe saisonnière habituelle (A/H3N2) tue de 250 000 à 500 000 personnes par an sur toute la planète, en particulier dans les pays de l’hémisphère sud, les premiers touchés

Par contre, le porte-parole de Québec Solidaire et député de Mercier, Amir Khadir, lui, est un médecin compétent et il n’est pas particulièrement réputé pour être tendre envers les grosses compagnies multinationales. L’avis de Khadir est tout à fait différent de celui de Christian Montmarquette. Même s’il constate volontiers “l’influence indue des grandes multinationales sur plusieurs des décisions politiques” et que ce sera “l’industrie pharmaceutique qui va s’en mettre plein les poches”, son conseil est clair, il faut se faire vacciner :

Le député de Québec solidaire et médecin de profession a lancé cet appel aux Québécois mardi, alors qu’un sondage indique que la grande majorité des gens disent ne pas avoir l’intention de se faire vacciner.

Selon M. Khadir, il est important de se prémunir contre le virus, car il pourrait devenir très virulent s’il vient à muter.

« Je suis microbiologiste. Je travaille avec ça. Ça fait 20 ans que je suis dans le domaine de la médecine et 10 ans que je pratique avec les maladies infectieuses. C’est mon domaine. [...] Il faut aller se faire vacciner », a-t-il déclaré en entrevue à Radio-Canada en précisant qu’il allait lui-même se faire vacciner.

Pas facile de s’y retrouver…Pour l’instant, si on tente de dégager dans tous ces points de vue des zones de convergence nous permettant de se faire une opinion éclairée, on peut sans doute affirmer qu’il ne sert à rien de céder à la panique. Le meilleur conseil est sans doute d’évaluer dans un premier temps si nous sommes des personnes à risque.

Aussi, bien que la vaccination de masse va certainement servir les intérêts financiers des compagnies pharmaceutiques, un fait demeure : le vaccin va sans doute permettre de sauver la vie de personnes fragiles. On peut se méfier des multinationales pharmaceutiques, mais il faut bien admettre que pour mener à terme les recherches nécessaires, ça prend beaucoup plus qu’un laboratoire artisanal. On ne parle pas ici de fabriquer des huiles essentielles… Il faut des moyens économiques et politiques.

À suivre donc…

L'automne... Le temps des conserves

L’automne… Le temps des conserves

C’est bien connu, et c’est aussi une tradition qui se perd, l’automne, le temps des récoltes, c’est aussi le temps des conserves maison. Chacun se souvient sans doute de la collection de pots mason que nos ainés remplissaient avec amour afin de conserver tout l’hiver les saveurs locales.

Tradition qui se perd… Mais peut-être pas tant que ça! Il semble en effet que la conserve maison regagne tranquillement les coeurs des jeunes, soucieux de savoir ce que l’on retrouve dans son assiette.

Il suffit de regarder les ingrédients sur une boîte de conserve industrielle pour le comprendre. Prenons un bouillon de poulet par exemple. Les seuls ingrédients nécessaires à sa mise en conserve devraient être ceux inhérents à sa fabrication : eau, sel, poulet, légumes, épices. Lors de votre prochain passage dans une épicerie, prenez le temps de regarder l’étiquette. Vous aurez presque de la difficulté à retrouver ces seuls ingrédients alors que d’autres, avec des noms qui ressemblent à un traité de chimie fondamentale, allongent la liste.

Mais il n’y a pas que ça. On peut aussi choisir la conserve maison pour des raisons environnementales. Vos pots en verre mason ont une longue espérance de vie, vous allez les réutiliser un nombre incalculable de fois. La conserve industrielle de son côté implique un long processus de fabrication très lourd pour l’environnement, doit être jetée à la récupération pour subir un recyclage (quand elle est effectivement recyclée…), qui encore là, nécessite des procédés industriels aux conséquences toujours néfastes.

La référence en cette matière sur le web, c’est le… blogue de Vincent le Canneux! Véritable passionné de la conserve! Justement, sur son blogue, on peut lire un très bon article sur les bonnes raisons de faire ses conserves maison. Plus encore, Vincent nous raconte aussi les aventures de kécanne la petite boîte.

Inutile donc de réécrire ce qui se trouve déjà bien documenté par Vincent. Sur son site, vous trouverez tout ce qu’il y a à savoir sur les conserves maison. Il faut savoir que, selon les aliments qu’on souhaite mettre en conserve, c’est un procédé qui demande un certain doigté et qui requiert certains outils de cuisine. Les aliments peu acides, comme les viandes, les bouillons et les légumineuses par exemple, requièrent une autoclave, sorte de marmite genre “presto” qui permet d’obtenir une température plus élevée que celle de l’ébullition de l’eau (100 degrés celcius). Mais rien ne sert d’avoir peur, c’est tout de même assez facile et c’est même plaisant.

Quelques idées : des lentilles, des pois-chiches, des tomates, des bouillons de viande ou de légumes…

Un autre bon plan : acheter une autoclave pour plusieurs familles et vous échanger des conserves. Ce n’est pas un outil de cuisine dont on se sert tous les jours. Vous faites vos pois-chiches, votre voisin faits ses bouillons, votre belle-soeur fait sa fameuse sauce à spaghetti et hop, vous échangez le tout… Non seulement vous mangerez mieux, mais votre vie de quartier ne s’en portera que mieux!

Manger bio... Vraiment meilleur pour la santé ?

Manger bio… Vraiment meilleur pour la santé ?

Le débat revient souvent sur la table? Est-ce que manger bio est vraiment meilleur pour la santé?

Cet été, on apprenait qu’une étude britannique de la London School of Hygiene and Tropical Medicine arrivait à la conclusion que les aliments bio n’étaient pas plus nutritifs que les autres.

On a pris connaissance de cette étude cet été via cyberpresse : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/agro-alimentaire/200907/31/01-888924-manger-bio-des-bienfaits-nutritionnels-nuls.php

Ce n’est guère étonnant au fond… Un aliment bio ne contiendrait pas plus de telle ou telle vitamine ou nutriment qu’un autre. Les épinards bios, par exemple, ne contiendraient pas plus de fer. Popeye serait-il plus fort s’il choisissait des épinards bios? Il semblerait que non.

Certains détracteurs du bio (eh oui, il y en a encore!) sont ainsi tentés de conclure que finalement, manger bio ou non, c’est du pareil au même en ce qui concerne la santé.

Mais la santé et la bonne alimentation n’est pas une simple affaire d’apport nutritif! La santé, c’est un principe global qui comprend l’environnement, le milieu de vie, le plaisir aussi de goûter des aliments savoureux…

Plus encore. S’ils ne contiennent pas plus de nutriments que les autres aliments, les produits bios ont l’avantage d’être dépourvus de substances carrément toxiques tels que des pesticides chimiques.

«Quand on vend du bio, on vend un cahier de charges. On garantit au consommateur que nos produits sont faits sans produits chimiques. On n’a jamais dit que nos produits étaient différents», soutient Gérard Bouchard sur cyberpresse, président de la Fédération d’agriculture biologique du Québec, qui se dit peu surpris des résultats de l’étude.

C’est aussi ce qu’on peut comprendre à la lumière de propos de France Gravel dans le même article, présidente de la Filière biologique du Québec. «On ne dit pas que c’est meilleur pour la santé à cause du contenu nutritionnel, dit-elle. Il y a des études qui ont démontré aux États-Unis que les enfants avaient des taux de contaminants très élevés, alors que ceux qui mangeaient bio avaient des taux de contaminants plus bas. L’interdiction d’utiliser des pesticides a sûrement un impact sur le produit final.»

La santé de la planète aussi devrait être prise en compte. Choisir de manger bio, c’est aussi choisir de vivre dans un environnement moins industrialisé… Pas plus de nutriments, peut-être, mais moins de pollution, moins de rejets de substances toxiques dans l’environnement, des cours d’eau plus propres, de l’air plus pur… Tout cela doit être pris en compte, pas seulement le simple apport en vitamine ou en minéraux!

On ne fait pas que manger bio au fond… On choisi de consommer et de produire de manière moins dommageable pour l’environnement, et ça, sans aucun doute, c’est vraiment meilleur pour la santé.

Le soja : une affaire de coeur!

Le soja : une affaire de coeur!

Vous mangez du soja? Sous toutes ses formes (lait, tofu, germination, etc.) ?

Des chercheurs de l’université McGill à Montréal publient justement, dans l’édition de septembre-octobre de la revue Agronomy Journal, une étude qui établit que la forte concentration de tocophérol (nom scientifique de la vitamine E) permettrait de prévenir les risques de maladie cardiovasculaires!

On peut lire la brève à ce sujet sur cyberpresse : http://www.cyberpresse.ca/vivre/sante/nutrition/200910/08/01-909514-le-soja-reduit-le-risque-de-maladies-cardiovasculaires.php

Pour en savoir plus sur le tocophérol : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitamine_E